L’Institut Anima Terra est une association culturelle et humanitaire, espace de création et de formation, en alliance totale avec notre terre. En savoir plus…
Nous vous formons, par la création picturale, à l’art de vivre en équilibre dans une nature préservée par des ateliers de créativité picturale et de pratiques d’équilibre de soi.
L’art est pour nous une démonstration évidente et constante de l’harmonie et de la beauté qui se trouve en nous et autour de nous. La pratique personnelle d’une activité artistique et le rééquilibrage d’un corps trop souvent souffrant libère et procure joie et équilibre.
En lien profond avec la nature vivante qui nous inspire, nous sommes touchés, comme peintres et thérapeutes, par la souffrance des êtres vivants sensibles qui sans discrimination, ont le droit de vivre leur équilibre et leur liberté. La violence envers tout être, pour quelques raisons que ce soit, est incompatible avec les principes de l’art tel que nous le vivons. Mais l’homme est en maltraitance de la terre, de ses habitants et de lui-même.
Cette maltraitance doit être expliquée, comprise et progressivement éliminée.
Anima Terra s’y engage au travers de pratiques artistiques et de santé, dans ses actions de formation et d’information.
Figure de force naturelle, l’ours est un symbole de la santé vivante des êtres sensibles. Nous avons choisi de l’aider dans notre première campagne, avec votre soutien et notre art, pour tous les êtres vivants maltraités et souffrants.
Être humain est un projet qui se réalise par l’exercice résolu et inexorable de la compassion. Jean et Marie de Lodz.
L’art est un rituel où l’adulte joue.
La pratique artistique, dans les sociétés traditionnelles, trouve son origine dans la religion et la magie. Cette dimension spirituelle reste toujours présente dans la création artistique, le mandala en est un des exemples les plus représentatifs.
Apparition Marie de Lodz 
Le mot sanscrit, cercle, est utilisé par les bouddhistes pour désigner une peinture spécifique, réalisée comme support de méditation et ouvrant le chemin vers l’éveil.
Traditionnellement le Mandala se présente sous la forme d’un cercle avec un centre, habituellement inscrit dans un carré, subdivisé en carrés plus petits, avec quatre portes d’entrées. Certains d’entre eux regroupent des divinités bouddhiques qui symbolisent différents niveaux de conscience.Forme archétypale il peut prendre différents aspects selon sa provenance : tibétain, indien, chinois, indien navajo, etc.
Toutefois sa structure de base est universelle : C’est un cercle avec son point central.
Le Temps Infini Marie de Lodz
Ce point dans son unicité signifie la totalité absolue, infinie et une, le TOUT et le UN. Le Mandala représente toujours l’ouverture dans le sens de l’infini, espace magique, curatif. Il a une profonde signification symbolique. Cette circonférence extérieure est un symbole important, protégeant le centre de la personnalité qui n’est donc pas influencée par l’extérieur.
En art thérapie le travail du mandala est particulièrement intéressant.
La personne joue avec les couleurs, les volumes les rythmes et installe progressivement son langage graphique personnel. Elle peut travailler du centre vers la périphérie ou l’inverse, il n’y a pas de nécessité particulière mais cette élaboration repose sur une il portante concentration. Comme pratique de rituel individuel ou de l’élaboration de mandalas confronte à la notion du vide, de l’angoisse de la page blanche sans modèle extérieur. La prtique du Mandala permet alors d’utiliser cette surface blanche et de remplir l’espace donné au propre comme au figuré.
C’est enchaînement progressif des étapes, des cercles concentriques qui renforce le ressenti de transformation.
Un Gabriel Byzantin Marie de Lodz

Quand un peintre indien ou tibétain dessine un Mandala, …il donne une forme à ce monde qu’il sentait s’agiter en lui; enfin il peut le voir, étendu sous ses yeux, monde qui n’est plus le maître invisible et incontrôlé de son âme, mais diagramme serein qui lui dévoile les secrets des choses et de son moi.
Cet enchevêtrement d’images et leur disposition symétrique, la succession de figures paisibles ou irritées, est le livre ouvert du monde et de son propre esprit.
Là où auparavant régnait la ténèbre, brille la lumière.
Théorie et pratique du Mandala , Giuseppe Tucci

Nous vous convions tous à soutenir la première exposition du cycle « Un Mandala pour les Ours » et la création de notre Groupe de Soutien PACA-France à AnimalsAsia Fondation .
Les actions de sensibilisation et les manifestations artistiques conduites dans le cadre de cette campagne, sont destinées à soutenir les efforts de cette fondation, créée par Jill Robinson,qui travaille depuis 1993 à libérer, soigner les ours prisonniers des fermes pour l’exploitation de la bile en Chine et au Vietnam.
C’est dans un esprit de compassion active et de respect total de la non violence que nous organisons cet événement artistique et humanitaire.
La forme circulaire du Mandala universellement sacrée et sa force curative et spirituelle reconnue par les plus grandes traditions religieuses, sont le support symbolique permettant à chacun, regardeur et créateur, de s’impliquer dans cette opération de libération et de sauvetage.
Nous y présenterons des tableaux et des mandalas, créés spécialement par Marie de Lodz, ainsi que les œuvres d’artistes souhaitant s’engager, avec nous, pour cette cause.
Nous animerons des conférences-débat sur la non-violence et répondrons à tous vos questions sur les actions d’AnimalsAsia.
La toute première exposition est organisée à Cuébris, les 27 et 28 septembre prochains, sous l’égide de ses montagnes dont la beauté et la sérénité nous ont accueilli durant quatre ans.

C’est ici que nous avons renforcé notre lien profond avec les éléments naturels et l’esprit de l’ours qui habite ces montagnes.
C’est à partir de ce lieu, pour nous magique et fortement symbolique, que nous souhaitons inaugurer ce cycle d’expositions, avec l’accompagnement et le soutien des autorités locales.

Participez, avec nous, à cette aventure de l’art « en compassion », par laquelle les artistes et leurs œuvres démontrent, avec évidence, le lien total qui nous relie les humains, à l’ensemble des êtres vivants.
Vous ne pouvez être présents, mais souhaitez participer à cet événement et venir en aide aux ours encore prisonniers, accompagner la vie et les jeux des ours enfin libérés": dans le sanctuaire AAF du Sichuan ?
Vous pouvez adhérer au Groupe de Soutien PACA-France à ANIMALSASIA Fondation et faire l’acquisition des œuvres présentées dans
notre Boutique
ou
nous écrire pour faire un don.
Vous pouvez renforcer cet événement, en le faisant connaître autour de vous, auprès de vos proches, de vos amis, dans vos sites préférés.
N’hésitez pas à nous contacter pour nous demander des informations complémentaires, nous encourager et communiquer vos réactions, vos indignations et vos idées. Notre forum vous attend.

Ces œuvres, tableaux et mandalas, ont été créés par Marie de Lodz , Présidente
d’Anima Terra, en lien profond avec l’esprit des ours et de la terre qui les abrite.
La forme circulaire, universelle et sacrée du mandala, sa force curative soutiennent la force de notre engagement en faveur des êtres vivants maltraités.
Vous souhaitez soutenir la campagne Un Mandala pour les Ours en achetant un tableau ?
Vous pouvez faire l’acquisition de ces oeuvres originales lors des expositions qui sont organisées par Anima Terra en faveur des Ours d’Asie ou les commander sur notre site.
LES AMIS
Marie de Lodz : 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
DES MERVEILLES AU JARDIN 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
ENCHANTEMENTS 
Marie de Lodz : 2007, Aquarelle, technique mixte sur papier,
15×15 cm. 50 €.
ENSEMBLE 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
BONHEURS 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
15×23 cm. 50 €.
LES MILLE ET UNE NUITS 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
40×40 cm. 115 €.
LUMIERES DU COEUR 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18cm. 50 €.
LES SAISONS 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
40×40 cm. 115 €.
OISEAUX DES TROPIQUES 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
15×15 cm. 50 €.
TOUS NOS COEURS 
Marie de Lodz : 2008, huile sur toile,
40×40 cm. 115 €.
UNE ROSE 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18cm. 50 €.
SPIRALES 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
15×23 cm. 50 €.
EN FORET 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18cm. 50 €.
ESPRIT DE TERRE 
Marie de Lodz : 2008, Aquarelle, technique mixte sur papier,
40×40 cm. 115 €.
ETOILE DU SOIR 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
FLEUR DES TROPIQUES 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
15×15 cm. 50 €.
MAGIE DES ELEMENTS 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
40×40 cm. 115 €.
PYRAMIDE 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
Tatouages 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
TOUS LES CHEMINS 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
ROUE DE FORTUNE 
Marie de Lodz: 2008, aquarelle, technique mixte sur papier,
18×18 cm. 50 €.
Pour commander l’une de ces œuvres, vous pouvez nous écrire ou envoyer votre chèque et votre demande par courrier à :
Anima Terra
Les Gautiers, 1465 route de la Morge. 06910 Cuébris
Tél/fax : 04 93 05 95 10
Le tableau vous sera envoyé sous pli cartonné, encollé sur carton mais non encadré, sous quinze jours. Frais de port en sus.
Le montant des achats effectués dans notre boutique sont intégralement affectés à la Campagne que nous menons en faveur des Ours d’Asie en tant que Groupe de Soutien PACA-France pour soutenir les actions de Animals Asia Fondation .
Nous vous remercions de nous aider à faire vivre la compassion et le respect pour les animaux, pour tous les êtres vivants dans le monde.
Pourquoi avoir choisi l’ours d’Asie dans notre première campagne d’information et de soutien pour les êtres vivants maltraités ? Pourquoi pas le chat que l’on abandonne, la biche que l‘on chasse, le chien que l’on mange, la truie immobilisée pour l’élevage ou la jument martyrisée pour produire des hormones artificielles ? Pourquoi pas les femmes battues, les enfants qui meurent de faim ou les vieux qu’on abandonne sans soin ni amour …
Où que se porte notre regard sur cette terre si riche de beauté et de dons, nous pouvons voir et, si nous le décidons, prendre conscience des innombrables violences qui sont perpétrées par l’être humain vis-à-vis du vivant. Il n’y a malheureusement que l’embarras du choix.
Ces ours d’Asie, abominablement encagés et soumis à des traitements d’une cruauté épouvantable, ont touché notre cœur et notre âme. A travers eux ce sont tous les êtres vivants qui nous appellent et que nous devons soutenir.On ne peut pas juste défendre les chiens et pas les chats, juste les enfants et pas les personnes âgées. On ne peut pas choisir en fait. On aime soigner ses roses. Faut il utiliser pour cela des produits toxiques, testés dans de grandes souffrances sur des singes…
La maltraitance, la violence, la cruauté ne se ‘’découpent’’ pas. Il n’y a pas de degrés. Elles ne font qu’un. A aucun moment, en aucun lieu, en aucune circonstance, pour quelque raison que ce soit, il n’est possible de tergiverser.Ainsi Léon Tolstoï * interpelle ainsi le soldat : « Que tu le veuilles ou non tu dois te réfléchir et de demander : qu’est-ce donc que cette fonction de soldat qui te force à fusiller tes frères sans armes ? ». Pour Léon Tolstoï il est clair que l’homme ne doit jamais obéir à l’ordre qui lui commande de tuer. Celui qui maltraite un animal non humain, quelles qu’en soient les raisons, présente les signes d’un déséquilibre qui peut tout aussi bien s’exercer, en d’autres circonstances, sur un enfant ou un adulte. C’est un fait clinique indiscutable.
Le martyre des ours nous choque nous, en particulier, en raison de notre vécu personnel, des cas de souffrance et de handicaps lourds que nos proches ont du affronter dans leur vie et que nous avons accompagné. La souffrance insupportable qu’on leur inflige n’a aucun sens que celui du profit financier, de l’égoïsme et de la cruauté hallucinée.
L’ours est un animal chargé de symboles pour l’être humain. Nos anciennes sociétés le nomme « grand père » et pensent avec lui des rapports de filiation et d’enseignement.Il descend dans les cavernes, lieux isolés au cœur de la terre dans lesquelles les saints et les mystiques anachorètes se sont toujours volontiers réfugiés. Séjournant ainsi dans les profondeurs l’ours est reconnu comme animal « psychopompe », celui qui accompagne les âmes en partance. C’est un animal de passage et d’initiation. Nous reconnaissons bien inconsciemment sa force et sa puissance curative puisque nous en avons fait la peluche préférée de nos enfants.
L’ours nous accompagne si fort dans nos vies que ce sont ses représentations, en peluche, qui sont utilisées en thérapie pour les enfants traumatisés, dans les hôpitaux pour le réconfort des petits, pour symboliser des actions caritatives, etc.
La noblesse que l’homme reconnaît à l’ours et les pratiques cruelles qu’il lui fait subir, sont une contradiction flagrante, preuve de l’ambivalence de l’homme vis-à-vis de ses compagnons non-humains et de ses conflits non résolus avec son environnement et avec lui-même.
L’être humain est en maltraitance personnelle de sa terre, de ses habitants et de lui-même. Cela explique son mal-être. Il crée et développe en toutes occasions le couple infernal du bourreau et de la victime. Il change de rôle suivant les circonstances mais reste toujours prisonnier de ce jeu pervers.
Il est étonnant par exemple de constater que dans le cas de ces enfants dits « sauvages » ( élevé par les ours, les loups, etc…), qui ont fait couler beaucoup d’encre, c’est la question de « l’inhumanité » de l’enfant qui passionne et interpelle mais pas celle de « l’humanité » de l’animal. L’être humain réduit sa propre puissance. Il ne développe pas sa propre énergie vitale mais sa violence. Il voit le monde dans un prisme de violence, le crée lui même et s’y noie. Il crée sa propre violence et en est victime.
Sauveur ou victime, quelle figure de l’ours reconnaissons nous ?
Protecteur ou bourreau, quel visage choisissons nous de regarder ?
Quelle notre figure ?
La maltraitance et la souffrance sont indissociablement liées. La maltraitance est induite de la souffrance mais elle prend son origine dans la souffrance personnelle et phylogénétique de celui qui maltraite. L’être humain souffre, se fait souffrir et fait souffrir ce qui l’environne. Son malheur, sa misère naissent de l’insuffisance, de la perturbation, ou de la carence de sa conscience et de sa capacité à ressentir un lien vis-à-vis de ce qui l’entoure.
Le comportement de l‘être humain vis-à-vis du vivant et des animaux en particulier, repose sur des traditions séculaires de prédation, de cruauté et d’inconscience. Il organise la souffrance, la mutilation, et l’enfermement pour son confort et son plaisir. Chacun de nous dépend de ses semblables, des êtres sensibles et du monde qui l’entourent. Les actes que nous commettons reçoivent toujours une réponse immédiate ou différée de l‘environnement que nous nous obstinons à vouloir comprendre et dominer sans être capable de le ressentir. Privé de la capacité d‘éprouver des sentiments immédiats et authentiques, l’être humain se coupe de lui-même et se met sans cesse en danger.
Nier le droit élémentaire d’un être vivant quel qu’il soit à mener sa vie d’être, dans son milieu naturel, est une prédation inacceptable. Ce n’est pas parce que certains animaux ont des comportements de prédateurs qu’il nous faut les imiter. Ce n’est pas parce que notre vie peut être difficile que nous devons la rendre insupportable à l’autre. Se placer dans le rang de prédateurs perturbe l’humanité de l’homme qui est justement sa capacité à refuser la violence et l’injustice, à faire preuve de compassion, envers lui même et les autres. Nier l’autre revient toujours à se nier soi. Un traitement inhumain, même vis-à-vis de ce qui n’est pas humain et que nous définissons comme différent, est l’indice d’une inhumanité profonde, d’une non présence à soi, source de danger pour tous et avant tout pour soi même.
C’est la peur d’autrui et du monde environnant qui nous empêche d’agir de manière claire et positive, dans le « bon sens ». Un être humain qui se sent reconnu dans sa nature primaire aime la vie et n’est pas destructeur. La peur sous jacente qui nous accompagne sans cesse pervertit notre perception de la vie et du vivant. Elle est le fruit des nombreuses douleurs et terreurs de l’enfance : ne pas se montrer à la hauteur, être perçu comme une créature, mauvaise, incapable et sans valeur, toutes émotions négatives de l’enfant. Conjuguée avec le sentiment de culpabilité, elle surcharge émotionnellement la conscience et induit de la pensée et des comportements qui perturbent la communication et l’action, qui altère le bien-être et qui cause encore plus de souffrances.
L’individu n’est pas le seul à en pâtir. Les conséquences sont également d’ordre social, économique et écologique. L’individu souffrant ne dispose plus de ses capacités à discerner les réalités essentielles et c’est le monde qui devient malade.
Les erreurs de jugements causés par la dévalorisation personnelle créent des erreurs dans le réel qui à son tour se retrouve en souffrance et nous renvoie des messages négatifs. Ce cycle infernal se trouve ainsi engendré par la souffrance psychique, la détresse et la peine, l’angoisse et le désespoir, la fragilité et la maladie.
Comment naît cette souffrance de l’homme et par conséquence, du vivant qui l‘entoure et qu‘il assujettit à ses terreurs ?
L’homme est un tout structuré, un système clos, et en même tant nécessairement ouvert sur l’extérieur. Organisme complexe qui doit avant tout se maintenir en vie, il est dès le départ dépendant des soins attentifs et de l’amour prodigué par ses parents. La satisfaction des besoins naturels, primaires dans le sens de premiers, apporte au petit enfant une sécurité, une confiance et une joie de vivre fondamentale. Unis, ces ressentis,constituent la base d’une capacité de communication positive avec l’extérieur. Ils sont le fondement d’une capacité équilibrée à vivre et à aimer. Le petit humain a besoin de beaucoup d’attention, de nourriture saine et adaptée, de la présence de ses parents et de personnes calmes et aimantes qui l’encouragent et le protègent, tout en le laissant explorer le monde et éprouver sa réalité.
Lorsqu’un petit être se voir refuser ces besoins primaires, il se trouve en totale insécurité. Si malgré ses cris et ses pleurs, il ne reçoit aucune aide, il devient la proie de souffrances et angoisses croissantes auxquelles il restera livré sans défense. Cet état, il l’éprouve et le ressent alors comme sa propre insuffisance. Il ne peut pas se rendre compte qu’il est abandonné à sa détresse. Si cette situation se prolonge, il va devenir indifférent et insensible pour protéger son corps ou bien il se laissera mourir.
Nombre d’entre nous souffrent, à des degrés divers – pas forcément de façon grave ou dangereuse – de troubles dans notre relation avec nous-même et le monde qui nous entoure. Nous souffrons mais nous ne comprenons pas pourquoi nous souffrons. Nous nous dissimulons cette souffrance et restons empêtrés dans nos difficultés. Protégé par un environnement sain et équilibré, l’organisme vivant humain se trouve dans la période pré et post natale, en harmonie et en accord avec lui même.
Comment donc naît cette souffrance qui nous accompagne ?
Un traumatisme inflige au tout petit enfant des blessures dans son harmonie et son système d’organisation primaires. Ce traumatisme est provoqué par des stimuli extérieurs auxquels le jeune organisme, en totale évolution, ne peut se soustraire.
Toutes les blessures et surcharges émotionnelles de l’intégrité primaire du petit ont pour origine la négation de ses besoins. Lorsqu’il manque de soins et se voit peu considéré, lorsqu’il lui faut faire l’expérience d’une sollicitude fausse ou pervertie, son système se trouve débordé et perturbé. Une multiplicité de réactions inconscientes se forment alors qui donnent naissance à ce que nous appelons névroses, troubles psychosomatiques, psychoses …
Le bébé qui naît est tout sensation. Il découvre le monde par ses sens. Le chaud, le froid, le dur, le tendre, la lumière, l’obscurité. Bien et mal sont synonymes de plaisir et déplaisir. Le fœtus peut déjà être blessé dans son intégrité par des surcharges émotionnelles qui nuisent à son bien -être. Une trop jeune mère célibataire se voit contrainte de dissimuler sa grossesse à sa famille, elle comprime son corps. Elle inflige déjà un traumatisme à son enfant qui se sent écrasé, menacé. Son espace vital demeure restreint. L’enfant à naître, longtemps condamné à une telle restriction de mouvements, sera, du fait de ses souffrances, blessé dans sa personnalité, inhibé, insécurisé, entravé dans son développement.Toute situation le renvoyant à la sensation d’être serré ou comprimé dans l’obscurité peut provoquer chez lui des manifestations physiques et psychiques telles que : coeur battant la chamade, sueurs, angoisses pertes de mémoires, difficultés de concentration.
Il ne peut dépasser ces manifestations et ces blocages de comportement, car la crainte d’un résultat encore pire l’empêche de risquer une autre forme de comportement. Il se sent trop faible, incapable d’y arriver: « je dois me tenir tranquille sinon j’aurai encore plus mal. »
C’est ainsi toute la personnalité qui se restreint et se cantonne dans des formes de comportements et de relations imposés par une contrainte inconsciente. La malaise sous-jacent et incompris le pousse à se défendre. Mais comme il n’y a pas d’ennemi clairement identifié, la position défensive reste constante, rigide et épuisante. Elle le coupe à la fois de son élan vital naturel et de l’aide qu’il pourrait trouver dans son environnement naturel. Tant que nous souffrons des tensions dues à des blessures, à des surcharges émotionnelles ou à des privations, nous vivons, sans le savoir, à la merci de notre passé. Nous lui obéissons aveuglément et vivons donc dangereusement car nos motivations profondes sont inconscientes. Le danger véritable n’est pas à l‘extérieur car la nature n’est pas menaçante. Nous produisons nos propres peurs et nos propres fantasmes de destruction.
L’évènement le plus marquant, le plus émouvant et le plus impressionnant dans la vie d’un être humain est sa naissance. Dans toute sa vie rien d’autre ou presque ne le provoquera un bouleversement aussi total. Sa vie durant toute autre expérience bouleversant son organisme sera mesurée à l’aune de cette expérience fondamentale. Un bon départ dans la vie pourrait se définir ainsi : venir au monde dans la joie et la sécurité avec le minimum de douleur possible. Malheureusement ce départ dans la vie n’est que trop souvent la brutale et douloureuse expulsion du « paradis » symbiotique de la matrice (quand celle-ci est saine et bienveillante). L’enfant n’oubliera jamais la brutalité de sa naissance, inscrite dans son corps et dans son esprit, il n’en a plus le souvenir conscient mais son être lui « sait ». Livré à d’étranges forces qui le poussent, le suspendent, le frappent, le pressent, il s’étouffe et s’étrangle. Pour survivre à cette torture, sans trop de dommages, il se coupe de lui-même. Si l’organisme ne disposait pas de cette faculté, les trop fortes douleurs entraînerait de graves dommages voire la mort. Mais tout est inscrit dans sa structure et conduit sa représentation primale du monde.
Si un médecin attrapait un bébé par les pieds et le suspendait en le frappant, on le prendrait pour un fou mais traiter de la sorte le nourrisson à la naissance est au contraire conforme au protocole médical trop souvent encore en vigueur. Et c’est lorsqu’il est particulièrement sensible et vulnérable que tout ceci arrive au petit. Si l’on veut bien abandonner l’idée saugrenue que le système nerveux de bébé n‘étant pas développé comme le nôtre, il ne peut pas ressentir la douleur. Les sons le transpercent, la lumière l’aveugle, générant de grandes douleurs ! Les constrictions utérines Les oppressantes laissent place à un toucher maladroit, et intrusif. Son corps, jusqu’alors bien installé dans son espace utérin, subit la brûlure de la respiration aérienne. Il se disperse, se tétanise, dans cet espace inconnu, cette terrifiante pesanteur qui le saisit dans tous les sens.
Ce qui commence, c’est la peur. La peur et l’enfant naissent ensemble.
« Si les bébés hurlent, chaque fois qu’ils s’éveillent, ce n’est pas que la faim les tenaille. Ils ne meurent pas d’inanition. Ils sont terrorisés par la nouveauté de la sensation. Par ce « quelque chose au dedans » qui prend des proportions immenses parce que justement au dehors le monde est mort. » F. Leboyer*
Les mères ont appris à considérer l’accouchement comme une épreuve douloureuse et dangereuse, qui demande une assistance médicale maximum. « Tu enfanteras dans la douleur » : cette antique malédiction nous poursuit aujourd’hui toujours, avec son cortèges d’histoires épouvantables, de statistiques morbides et de protocoles de soins anxiogènes. Ce moment, essentiel pour le développement de la relation mère enfant, de l’enfant lui-même et donc de notre société future, de notre avenir, durant lequel tous deux doivent se sentir en sécurité est de plus confisqué, envahi par des machines et des protocoles intrusifs, voire agressifs : perfusions, monitoring, déclenchements intempestifs (il faut respecter la logique budgétaire d‘occupation des lits), césariennes intempestives, épisiotomies systématiques
Toutes ces technologies de surveillance augmentent la dépersonnalisation traumatisante de l’accueil qui est fait au petit humain. Le bébé est-il à peine né que déjà tout s’agite autour de lui, dans des rituels médicaux ou même traditionnels qui tous séparent la mère de son petit : donner un bain, couper le cordon, percer les oreilles des petites filles.
L’importance des premières expériences du nouveau-né pour l’avenir de l’individu et du milieu culturel est remarquablement illustrée par les analyses de Margaret Mead *. Elle souligne dans son étude, les oppositions existant entre deux peuplades, les Arapesh, habitant dans les montagnes et les Mundugumor, habitant dans les plaines. Les Arapesh sont un peuple serein, sociable et doux. Au cours des premiers mois le bébé Arapesh ne touche pour ainsi dire jamais terre, il n’est jamais loin des bras d’un adulte, homme ou femme. Dès qu’il pleure on lui donne le sein. L’enfant vit ainsi dans un cercle d’adultes bienveillants et nourriciers sur lesquels il peut compter. Les Mundugumor au contraire, sont un peuple agressif, aux comportements fermés et égoïstes. Dès sa naissance le bébé est immédiatement transporté dans un panier rigide qui l’empêche de voir à l’extérieur et qui bloque tout contact de peau à peau. Ce n’est pas la coutume de répondre à ses pleurs. On peut, à partir de ces exemples simples, comprendre l’extrême importance de ces rituels de naissance, garants de la fondamentale relation première de la mère avec son enfant.
Malheureusement nos stratégies de survie habituelles, les plus répandues, récentes et anciennes, reposent sur la domination de la nature, des animaux et des humains. Nos coutumes, traditionnelles ou médicales, vont essentiellement privilégier des modèles développant le potentiel d’agressivité plutôt que la capacité d’aimer. Le premier contact mère bébé est fondamentalement perturbé. Le simple bon sens, c’est-à-dire un sens qui est bon, non dévoyé, non perverti, non détourné, devrait être suffisant pour mettre en évidence la nécessité pour la mère et son bébé de vivre ces premiers instants privilégiés dans des conditions optimales de tendresse et d’intimité. Toutes les recherches actuelles appuient notre certitude. Et comment le nouveau-né est-il aujourd’hui accueilli ? Tout au contraire. Il est de suite séparé de sa mère et même dans certaines maternités il est carrément isolé de sa chambre, dans une nurseries. Nourri au sein ou pire au biberon, trop tardivement, le bébé est renvoyé à un monde étranger dont l’éloignement de fait, brise la continuité fondamentale et nécessaire avec la matrice maternelle. Le lien mère/enfant précède toujours la naissance mais il doit être particulièrement activé quand l’enfant naît. La force et la fiabilité de notre système immunitaire, donc notre santé et notre équilibre, dépendent de la relation établie avec notre mère dès sa conception et sa naissance. Le processus de la naissance ne s’achève pas avec la venue au monde de l’enfant. Il doit se prolonger par le lien entre la mère et l’enfant, sans lequel aucune naissance n’est achevée.
Aucune présence, totale, sereine, consciente, au monde qui nous entoure, ne peut exister, sans le secours et l’essentielle protection immédiate de la mère, dès les premières secondes de la naissance.
Mais le monde que nous avons installé, gouverné par les émotions profondes et quasiment irréductibles qui créent et soutiennent l’ensemble de nos croyances et de nos rituels, est un monde de peur. Peur de manquer (d’argent, de nourriture, d’espace, d’amour…), peur d’être seul, peur de se perdre, peur d’être malade, peur de souffrir, peur de mourir. L’homme a eu peur de son environnement et des évènements qu’il ne sait prévoir. La nature lui semble dangereuse, les animaux agressifs, l’univers instable, les maladies omniprésentes, les voisins dangereux.
Toutes ces peurs, individuelles et ancestrales, se sont trouvées prises en charge par les sociétés dites organisées et religieuses, quelle que soit la religion, et noyées dans le développement organisé, rapide, « scientifique » de l’humanité. Rassuré, dirigé, encadré et contrôlé, l’homme est devenu obéissant et prêt à s’épanouir rapidement dans un futur sécurisé et radieux. Les hommes ont ainsi payés des gouvernants, des prêtres, en tributs, en trésors, en services, en servilité et en espèces… pour que soit prise en charge cette insupportable et incommensurable peur. Le système de fonctionnement, devenu institution, a permis à ces élus peu nombreux, d’accomplir leur tâche en renforçant sans cesse un pouvoir qui s’établit sur la violence « le pouvoir c’est un moyen de forcer l’homme à agir contrairement à ses besoins et ses désirs, c’est seulement par la violence physique, l’emprisonnement, la torture, la mutilation ou la menace de ces châtiments que l’on peut forcer l’homme à faire ce qu’il ne veut pas. L’état, qu’il soit despotique ou libéral, n’est qu’une organisation de la violence n’ayant pour principe que l’arbitraire le plus grossier. » Tolstoï *.
La peur s’est ainsi déplacée et renforcée. Elle s’est déplacée de l’intérieur vers l’extérieur en diabolisant la nature et le vivant, qu’il faut dominer et utiliser.
Elle a créé la société civile censée nous protéger et nous constituer dans notre identité d‘humain libre et responsable. (cf. cité grecque) Mais toutes ces protections, de systèmes organisés, de règles et donc d’interdits, font de chaque individu un être amputé de sa vitalité naturelle, disponible et obéissant. Des organismes tentaculaires nous prennent en charge aujourd’hui, tout en nous assurant que tout va aller mieux puisqu‘ils s‘engagent à sans cesse améliorer ce qui ne ‘’tourne pas rond‘’, à un point tel qu’ils contrôlent déjà les premiers moments de notre vie sur cette terre.
Cette terre ‘’mère’’ que tout donnait pourtant comme la plus sûre, la plus généreuse, la plus aimante et infiniment disponible pour donner tout ce dont nous avions besoin, pour vivre dans l’harmonie, dans l’équilibre et dans l’amour infini. Cette terre qui abrite d’autres êtres vivants sensibles, qui présentent les mêmes souffrances et ont besoin de la même reconnaissance. Maltraités dès notre naissance voire dès notre conception, nous maltraitons à nouveau ce qui nous entoure par méconnaissance, par l’enfermement dans notre propre histoire, angoissante et sclérosante. Mal-traiter n’est pas forcément tuer, torturer ou frapper. Mal-traiter c’est nier l’autre comme être, le traiter comme un objet, sans vie ni sentiments ? Or tous les êtres sont vivants, c’est-à-dire, pour reprendre la formule de Spinoza, tentent « de persévérer dans leur être ». Un coquillage, un mollusque même qui ne se laisse pas ouvrir ou arracher de son rocher, persévère dans son être, c’est-à-dire qu’il ne souhaite ni souffrir, ni mourir.
Aucun animal ne souhaite donner sa chair ni se soumettre à des traitements cruels. Nous sommes donc bien dans une maltraitance grave de notre environnement, de notre vivant.
Mais en maltraitant l’autre, en le niant comme sujet, c’est nous que nous maltraitons et nions. La souffrance que nous générons, les dysfonctionnements que nous créons, nous sont retournés décuplés. Ils font de notre vie un enfer permanent, dont l’horreur est plus ou moins flagrante et effective, mais toujours omniprésente pour qui sait regarder et comprendre, avec conscience et compassion, ce qui l’entoure.
La maltraitance n’est pas inéluctable, Boris Cyrulnik* nous montre, dans ses ouvrages, que la résilience est possible. Nous pouvons nous reconstruire et ne pas reconduire les comportements mal traitants vis-à-vis de nous même et des autres.
C’est la raison pour laquelle nous vous invitons à manifester votre engagement total, conscient et inéluctable dans une non violence absolue, active et résolue, en refusant en toute occasion, de participer directement ou indirectement à des actes de maltraitance vis-à-vis du vivant.
“ La non-violence est la plus grande force que l’humanité ait à sa disposition..la destruction ne correspond nullement à la loi des hommes ”
The Mind of mahatma Gandhi
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