Institut d’art et santé du vivant
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Santé du vivant : une introduction

Pourquoi parlons-nous de santé du vivant ?

La thérapie par la peinture permet à un individu de trouver ou retrouver son bien-être émotionnel, physique et mental. La libération personnelle que la pratique de création artistique procure fortifie et stabilise la force vitale. Elle peut même aider à initier un processus de guérison ou le soutenir dans un cas de maladie ou de dysfonctionnement.

Mais ce rétablissement n’est possible durablement et sans rechute que si, part ailleurs, le milieu de vie est lui-même en bonne santé c’est à dire :

  • non pollué avec un air, une terre et une eau propres,
  • sans violences ni conflits armées,
  • climatiquement stables sans perturbations destructrices disproportionnées,
  • permettant la cohabitation d’un monde animal et d’un monde végétal exempts de maladies ou de déséquilibres d’espèces
  • sans manipulations génétiques intrusives et irresponsables
  • sans interventions humaines abusives ( barrages gigantesques, carrières invasives, mégapoles destructrices, déboisements intempestifs…).

Nous sommes loin du compte. Nous pouvons le vérifier quotidiennement. Nos milieux de vie naturels et artificiels sont en mauvaise santé.

Parce que nos ateliers de création en art élémentaire s’enracinent dans la force des éléments, nous devons considérer la santé dans tous ses aspects. Le vivant est varié, multiple et différencié. Il apparaît comme un organisme dont les différentes parties, êtres, espèces et mondes sont en interaction. On a observé en Afrique du Sud des bosquets d’arbres « attaqués » par des antilopes kudu, qui se mettent non seulement à produire des substances toxiques, mais aussi à « prévenir » les bosquets voisins, en émettant un signal sous forme d’éthylène. Ce signal volatile entraîne chez les arbres voisins l’accumulation de tanins particulièrement astringents, qui éloignent les antilopes. Une forme de communication qui permet à ces végétaux d’échanger et de créer des relations de symbiose, de synergie, d’alliances mutuelles.

Le vivant ne peut être morcelé et doit toujours être considéré dans sa globalité, tout comme le symptôme de la maladie ne peut être traitée isolement mais toujours rattaché à un terrain, comme le préconise, entre autre, l’approche homéopathique.C’est lorsque nous nous sentons reliés avec les différentes manifestations du vivant que nous pouvons expérimenter la puissance des interactions qui tissent notre vie quotidienne et influent sur notre santé.
Le respect du vivant et la préservation de sa santé sont plus qu’une préoccupation fondamentale, elle sont l’expression de notre nécessaire et humaine compassion.

Nous reconnaissons en la terre, bien commun de l’humanité, l’unique garantie de notre vie et de notre survie. Nous nous engageons en conscience, sous l’inspiration d’un humanisme actif, à contribuer au respect de toute forme de vie et au bien-être et à l’accomplissement de tous les êtres humains. Enfin, nous considérons la beauté, la sobriété, l’équité, la gratitude, la compassion, la solidarité comme des valeurs indispensables à la construction d’un monde viable et vivable pour tous.
Pierre Rabhi Charte internationale pour la terre et l’humanisme

Anima Terra

“ La non-violence est la plus grande force que l’humanité ait à sa disposition..la destruction ne correspond nullement à la loi des hommes ”
The Mind of mahatma Gandhi

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